Souad Gojif est de ce genre de peintre autodidacte, qui a appris à affiner sa technique au rythme de ses émotions.

« Je suis avant tout attirée par le beau, que ce soit l’extrait d’un poème, le toucher d’un tissu ou une senteur d’apothicaire, j’aime donner une perception onirique à mon quotidien. Apporter une certaine profondeur dans ce que l’on peut trouver trivial. »

Et c’est cette sensibilité sans filtre que l’on découvre dans les toiles originales, d’un genre nouveau. Une peinture que Souad Gojif veut comme allégorie de sa vision de la vie.

« La toile blanche, c’est la chair maculée et pure de l’enfant ou de l’ange. C’est le corps et l’âme encore vierges de toute mémoire et de tout savoir. Les épices que je colle avec des huiles naturelles sont les héritages et les apprentissages qui peu à peu pénètrent et modulent ce monde des possibles. Qui le façonnent. Certains de ces principes inculqués sont vite absorbés, d’autres plus tenaces résistent. »